aki puro filete sobre la la novela realista francesa

Thursday, September 10, 2009

Ronsard

Ronsard c'est un poète que j'ai toujours trouvé excellent, c'était un peu le Notorious BIG de son époque, un artiste qui savait séduire en composant de beaux vers. Surtout j'adore la souplesse et la variabilité qui se retrouvent dans ses sonnets d'amour, prenons 'quand vous serez', par exemple, où le poète commence par adopter un ton moqueur lorsqu'il décrit la pitoyable vieille dame qui autrefois était l'objet de son désir (la parodie). Puis Ronsard fait entrer au poème une allusion quelque peu morbide à la mort et à son spectre désincarné. Toutefois, le ton demeure léger et moqueur, celui de la parodie plutôt que de la tragédie; au lieu de représenter la mort comme anéantissement terrifiant de la vie, la situation de la dame vieillie reste pire que celle du poète mort : on concevrait volontiers le poète comme Casper le gentil fantôme, dont la présence éthérée hantera la pauvre vieillarde le reste de ses jours. Ensuite on passe à un ton de reproche et de regret. Pris dans l'ensemble, il s'agit d'un poème grotesque, hétéroclite, un entassement de registres incongrus où se mêlent et se confondent, le mortel et l'éternel, l'éloge et la dérision, et (de manière fort déconcertante) l'érotisme la mort, car en fin de compte, le poème raconte l'amour que le poète mort ressente pour une femme maintenant vieille mais jadis belle.

1 comment:

Ty Blakeney said...

I bet Ronsard loved it when the ladies called him Big Papa too.