aki puro filete sobre la la novela realista francesa

Tuesday, March 30, 2010

Traces et restes dans La nausée

Je vais essayer d'une façon un peu désordonnée d'aborder un thème dans La nausée que, quoique méritant une analyse plus poussée, est pour moi toujours un peu des idées en l'air. Commençons par le commencement, le début du roman est déroutant pour plusieurs raisons, moi j'ai remarqué surtout le mot laissé en blanc à la fin du deuxième paragraphe. Ce n'est pas la seule fois que ce phénomène arrive, quelques lignes plus bas il y en a un autre, « raturé (peut-être 'forcer' ou 'forger'), un autre rajouté en surcharge est illisible). Un avertissement de compilateur placé en prologue informe qu'on a affaire à une espèce de journal intime, mais qui semble se situer plutôt sous le signe de la pléthore, une paperasse de feuillets, tantôt datés tantôt sans date. Le héros de cette masse parfois illisible, c'est Roquentin, historien qui habite une ville portuaire, mélancolique, solitaire et hypersensible à son environnement, grand-neveu de des Esseintes, cousin de Meursault. Il porte un intérêt particulier aux traces, à des objets fragmentaires, à tout ce qui manque de quelque chose. Il s'intéresse aux bouts de papier abandonnés, aux restes de feuilles de cahier, aux morceaux de journaux. Ses méditations sont parsemées de mots qui évoquent le fragmentaire, qui ont quelque chose de supplémentaire, tels que « maculé ». On pense tout de suite à 'immaculé', et il en va de même pour ce mot qu'il voit griffonné sur une planche : « purâtre », à la fois pur et impur. J'ai l'impression qu'il se passe quelque chose de très derridien quant à toutes ces traces.

Notes décousues : est-ce que les lignes « au bord de la mer, quand je tenais ce galet. C'était une espèce d'écoeurement douceâtre » a inspire un poème à Ponge ?

L'air dans l'opéra Cavalleria Rustica figure dans la bande sonore de Raging Bull.