Foucault pose un curieux problème en remarquant que, selon la pensée au XVIe siècle, les choses terrestres se rapportaient aux choses éternelles par émulation, ce qui implique une hiérarchie de la similitude où l’éternel—en raison de la ‘perfection’ invariable qui lui est propre—se situe en haut et le terrestre—le reflet passager en miniature de l’éternel—se situe en bas. Comme il l’explique : « Les étoiles ne l’emportent-elles pas sur les herbes de la terre, dont elles sont le modèle sans changement, la forme inaltérable, et sur lesquelles il leur est donné de secrètement déverser toute la dynastie de leurs influences ? La terre sombre est le miroir du ciel semé, mais en cette joute les deux rivaux ne sont ni de valeur ni de dignité égales. » Plus bas il cite Crollius, chez qui il est question d’un rapport de ‘matrice’ à ‘représentation’, où ce n’est que grâce à un constant apport de la part des étoiles que les herbes soient douées de cette ‘vertu particulière’ qui, à l’origine, appartenait exclusivement à ceux-là. Ainsi, le principe essentiel régissant l’organisation de la similitude d’émulation ou de reflet serait ‘la différence de matière’ (la matière des astres s’opposant à celle des herbes), ou, selon les termes de Foucault, la différence de lieu (le ciel ou la terre). En revanche, cette différence implique sa propre similitude (les astres sont au ciel ce que les herbes sont à la terre).
Cependant, comme le souligne Foucault, ce chassé-croisé de la différence et la similitude (Foucault parle plus bas d’un trajet en zigzag indéfini ‘du semblable à ce qui lui est semblable’) amène à s’interroger sur ce en quoi l’émulation se différencie de l’équivalence. Si dans certains cas, selon Foucault, il va de soi que les termes qui entrent en similitude (la ‘joute’ de formes) soient par nature inférieur ou supérieur, parfois « il arrive aussi que la joute demeure ouverte, et que le calme miroir ne réfléchisse plus que l’image des ‘deux soldats irrités’. » Crollius propose que les astres sont les herbes du ciel dans la même mesure que les herbes sont les astres de la terre, idée qui donne un certain vertige d’échelle et de proportion, une impression de microcosme et macrocosme abîmés l’un dans l’autre. Faute d’un critère absolu pour mettre en ordre l’éternel et le passager—le signifiant et le signifié, si vous préférez—on a lieu à se demander, « De ces reflets qui parcourent l’espace, quels sont les premiers ? Où est la réalité, où est l’image projetée ? Souvent il n’est pas possible de le dire, car l’émulation est une sorte de gémellité naturelle des choses ». Autrement dit, l’hiérarchie établie entre l’éternel (c’est-à-dire, ce qui n’aurait besoin de rien pour justifier son existence) et le passager (ce qui, par sa nature défectueuse et imparfaite, doit se rapporter à ce premier pour acquérir quelque ‘vertu particulière’) n’est pas aussi nette qu’elle puisse paraître à la surface.
aki puro filete sobre la la novela realista francesa
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