aki puro filete sobre la la novela realista francesa

Thursday, October 29, 2009

Déclaration des droits

Les trois déclarations qu'on devait lire pour la classe de jeudi partagent certaines caractéristiques au niveau de l'écriture. Elles parlent une langue commune de plénitude, qui tente d'aborder la totalité et qui cherche à s'étaler jusqu'à l'infini. Les mentions de la plénitude constitutionnelle s'exprime le plus souvent par métonymie. La Loi, c'est toutes les lois ; l'Homme, le Citoyen, les Membres de la Société (il y a tant de lettres majuscules sur les noms qu'on dirait que c'est de l'allemain) signifient tout être humain. Si nous pensons au poème de Rilke, "et nous [pronom qui équivaut à l'Homme dans les déclarations] spectateurs, en tous temps, en tous lieux, / tournés vers tout cela, jamais vers le large! Débordés. Nous mettons de l'ordre. Tout s'écroule", on décèle l'idée que nous humains sommes incapables assimiler les concepts qui nous dépassent, qui nous laissent 'débordés'. Pour saisir les choses, il faut les réduire, les découper pour en comprendre les dimensions. Ainsi, on trouve, joint au vocabulaire de plénitude, toute une série de cas excepcionnels, les repères qui, à mon sens, renforcent par un curieux effet de perversion l'impression de totalisation. Le plus souvent, les rédacteurs se servent de l'adverbe de négation ne... que, mais aussi pouvu, sauf et jusqu'à. "sans autre distinction que celle de leurs vertus", "nul ne peut être puni qu'en vertu d'une Loi établie" etc. Même la liberté se définit au négatif : elle consiste "à pouvoir faire tou ce qui ne nuit pas à autrui".