aki puro filete sobre la la novela realista francesa

Wednesday, September 10, 2008

Commentaire sur la première partie de La Princesse de Clèves.

Avant que je commence, je vous demande pardon pour le manque de numéros de page pour l’édition qui est dans le syllabus ; la pagination de mon édition est toute différente. Mais laissons d’un côté ce problème. Alors, je voudrais aborder la scène où le prince et la princesse se disputent sur le comportement qu’elle lui manifeste, et les conclusions que le prince en tire sur les vrais sentiments de la princesse. (Dans mon édition, Gallimard 2000, aux pages 61-3). Le prince lui accuse de ne pas ressentir la passion pour lui, mais, paradoxalement, ce n'est pas parce que la princesse lui manque de respect. Tout au contraire, c'est précisément parce qu'elle lui montre du respecte qu'il doute qu'elle ressente la passion pour lui. Selon le prince, le comportement bienséant que la princesse lui exhibe n'est que « de certaines apparences », et ces apparences montrent son indifference plutôt que sa passion.

Le raisonnement du prince repose sur deux hypothèses. La première affirme que le comportement de la princesse est artifiel et affecté, mais qu'il sert à représenter, dans un sens, ses vrais sentiments. La deuxième propose que le comportement adopté par la princesse indique le manque de passion plus clairement qu'il n'en montre la présence. Quant à la première hypothèse, en principe, le prince n’est pas malheureux à cause de la fausseté inhérente a ces apparences-là. C’est-à-dire, il n’est pas comme un Alceste, se plaignant sans cesse de la duplicité et l’hypocrisie de tout décalage entre la pensée et la parole. Le prince n’est pas un moraliste manichéen. Il semple accepter sans difficulté que le comportement adopté par sa femme soit un système représentatif d’apparences sociales, et il n’exige point que sa femme fasse tous qu’elle pense. Ce qui le dérange, c’est la deuxième proposition. Il croit que les respectueuses apparences que sa femme lui rend représentent son indifférence plutôt que sa passion. Selon le prince, la bienséance peut fonctionner de deux manières complètement différentes. D’un côté, la bienséance peut servir à limiter la passion jusqu’à ce qu’elle devienne un espèce de respect ou bonté. De l’autre, la bienséance peut servir à cacher l’indifférence en la déguisant comme le respect. En somme, le prince suppose que la bienséance sert toujours à exagérer les proportions des sentiments.

Cependant, la princesse semble ignorer ou ne pas comprendre ce raisonnement. Est-ce qu'elle ne conçoit pas la bienséance comme un système représentatif? C'est-à-dire, peut-être la princesse ne considère-t-elle pas qu'il y ait aucune distinction entre les apparences et les sentiments. Une autre question: sont-elles justifiées et bien fondées les accusations du prince, ou est-ce qu’il demande l’impossible ?

No comments: